Toponymie : le témoignage de Aaron Thomas 1794

aaronthomasLe 31 janvier 1793, la République déclare la guerre à l’Angleterre. Sur l’autre rive de l’Atlantique, à Halifax, on prépare l’invasion de Saint-Pierre et Miquelon. En avril de la même année, le lieutenant gouverneur annonce au parlement de la Nouvelle-Ecosse la déclaration de guerre de l’Angleterre. Le brigadier général James Olgivie et le lieutenant gouverneur Wentworth commencent alors les préparatifs pour leur expédition contre l’archipel. Débouter la dernière sentinelle française d’Amérique deviendra pour ces modestes officiers de la couronne anglaise une opération incontournable.

A Saint-Pierre, l’Assemblée Communale crée un comité de défense mais les moyens manquent. Quelques canons ne peuvent …

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Toponymie : François René de Chateaubriand

Grâce aux mémoires d’Outre-Tombe de Chateaubriand, une description de Saint-Pierre à l’aube de l’invasion Anglaise de 1793 nous est parvenu. Outre sa fresque romantique d’un paysage semblable à ses yeux à celui de la Laponie et la rencontre d’une jeune marinière, son récit est parsemé de quelques noms de lieux qu’il n’est pas inutile d’étudier. Ces noms se répartissent en trois groupes, les toponymes courants, les toponymes modifiés et les toponymes inconnus.

Au chapitre des toponymes courants on peut aisément inclure l’anse Rodrigue, le Cap-à-l’Aigle, l’île aux Chiens, le Barachois, l’étang Ravenel, l’étang du Colombier, l’étang du Cap-à-l’Aigle, l’étang du …

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Cartographie et toponymie : Le baron de l’Espérance

Charles Gabriel Sébastien Sivert, baron de l’Espérance, officier des armées suisses, fut nommé Capitaine et commandant de la compagnie d’infanterie des îles Saint-Pierre et Miquelon. Il exerça d’abord son commandement sur l’île Miquelon, puis en 1773, il fut nommé gouverneur lors du départ de Dangeac. Il fit parvenir à la Cour beaucoup de renseignements sur l’histoire de la Révolution américaine qu’il obtenait grâce aux échanges importants entre la colonie et la Nouvelle-Angleterre. L’archipel fut d’ailleurs alors soupçonné d’être un haut lieu de la contrebande d’armes pour la Nouvelle-Angleterre. Il organisa la défense de la colonie en 1778, avec 6 …

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Cartographie et toponymie : Jacques Nicolas Bellin

Jacques Nicolas Bellin (Jacques Nicolas Bellin de Trigand) et l’ingénieur Fortin

« Il me paroist que la moindre négligence dans la recherche des moyens est plus à craindre et seroist plus blâmable, que ne le seroit la Collection, même inutile, des différentes preuves ou Inductions » J.N. Bellin

Jacques Nicolas Bellin (Paris 1703-1772), l’un des cartographes les plus illustres de l’époque avec Cassini et Le Rouge, fut l’auteur d’une multitude d’ouvrages et de cartes. Il entra au Dépôt des Cartes en 1721 comme commis-dessinateur. Vingt ans plus tard il obtint le titre d’Ingénieur Géographe du Roi[i].

La première …

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Cartographie et toponymie : The English Pilot

stpetersmapThe English Pilot

Island of St. Peters. English Pilot.

En 1721, à Londres, apparaît la première carte imprimée de Saint-Pierre. Il s’agit d’une petite carte publiée dans l’English Pilot, un manuel de navigation en langue anglaise. Ce document représente très sommairement l’île de Saint-Pierre et les îlots environnants ; d’un aspect curieux et totalement dénué de détails terrestres, cette carte est accompagnée d’un court texte. La première publication de cette carte date de 1721, elle fut incluse dans toutes les éditions jusqu’en 1794[i]!

L’auteur, William Taverner, capitaine Terre-Neuvien leva cette carte en 1714[ii]. Pour accomplir cette …

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Cartographie et toponymie : XVIe – XVIIe, conclusion

XVIe – XVIIe : Conclusion

Il ne paraîtra pas illogique ou anticipé de dire que la cartographie particulière de Saint-Pierre et Miquelon précédant le traité d’Utrecht fut dominée par l’influence malouine et granvillaise. Est-ce pour cette raison que l’île Miquelon ne fut pas l’objet d’une étude cartographique française aussi détaillée que Saint-Pierre ?

stpetersmapOn pourrait invoquer le fait que l’île Miquelon n’ait pas de havre protégé et que par conséquent la cartographie de la plus grande des îles n’était pas justifiée. En réalité il est plus raisonnable de dire que la cartographie de Miquelon fut ignorée par les Français car …

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Cartographie et toponymie : L’Hermite

L’Hermite

CARTE D’UNE PARTIE DE lisle de st pierre. Sc91 441. Bibliothèque Nationale, Paris.

lhermitte-carte

Le Major, Jacques L’Hermite est né en 1670 en Normandie. Il fera carrière dans le régiment du Prince de Galles en Irlande en 1690 et 1691. A Plaisance, il est ingénieur militaire sous les ordres du gouverneur Brouillan. Lors de l’abandon de Plaisance, il se rendra le premier à l’Ile Royale (Cap Breton) en 1714 pour préparer le futur poste de Louisbourg. En 1716, de retour à l’Ile Royale, il dirigera une expédition à l’Ile du Sable. Il lèvera quelques plans de Louisbourg et de Port …

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Cartographie et toponymie : Simon de Belleorme

Simon de Belleorme [BNF]

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En 1694 Brouillan, gouverneur de Plaisance, nomme un commandant à Saint-Pierre. Après avoir pensé nommer le baron de Lahontan, il change brusquement d’avis en y nommant un propriétaire important d’origine malouine, Jacques Simon, sieur de Belleorme[i]. Ce dernier ne semble pas avoir assumé ses fonctions avec modestie car très vite il s’attribuera des titres exagérés comme « Commandant pour le Roi dans les isles de Saint Pierre ou lieux adjacents », voire « lieutenant-gouverneur à la coste de Chapeau Rouge ». Propriétaire de plusieurs habitations à Saint-Pierre entre 1690 et 1705, il …

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Cartographie et toponymie : les cartes anonymes du XVIIe

Les cartes anonymes du XVIIe

C’est à la fin du XVIIe que l’on verra apparaître les premières cartes exclusives de Saint-Pierre. Elles sont nées lors de la période la plus mouvementée de la colonie de Plaisance soit moins de vingt ans avant son abandon définitif. Terre-Neuve et ses bancs de pêche sont alors l’objet de convoitises grandissantes entre l’Angleterre et la France, les petits conflits ne cessent alors de troubler les campagnes de pêche.

Nous entamerons l’étude des cartes particulières de Saint-Pierre et Miquelon par l’examen de deux documents anonymes du XVIIe siècle, sauvés de l’oubli grâce aux soins de …

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