La déportation de 1793 – 1797

1793En 1793, les îles Saint-Pierre et Miquelon étaient gouvernés par le commandant Antoine-Nicolas Danseville dont l’autorité était de fait soumise à l’Assemblée générale de la commune de Saint-Pierre, organisme délibératif né de la Révolution française. Club jacobin, délibérations houleuses, comités et sous-comités, arbre de la liberté, cocardes : Saint-Pierre vivait à l’heure républicaine au grand dam des monarchistes britanniques de la région

Le 31 janvier, la guerre entre la France et la Grande-Bretagne fut déclarée. La nouvelle ne fut rapportée aux îles qu’au mois de mai suivant. Les délibérations continuèrent, un comité de défense mis sur pied mais sans moyens …

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1905 – La fraude américaine à Saint-Pierre-et-Miquelon

Charles Freeman, consul américain à Saint-Pierre et Miquelon en 1905, alerta les autorités fédérales de Washington d’une fraude perpetrée par des navires de pêche américains.

Sans pouvoir apporter de preuves, il indiqua que les navires en passage à Saint-Pierre ne venaient plus s’inscrire auprès de son bureau. Cependant deux situations problématiques semblaient lever le voile sur ce traffic illicite vers les Etats-Unis.

Le premier navire, le Mischief de Lynn dans le Massachusetts fut saisi par les autorités de la Nouvelle-Ecosse lors d’une escale forcée : la cargaison ne contenait que des bouteilles d’alcool.

Un autre navire, la goélette Ralph Hodgon

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1869 – L’affaire du Flétan

Le gouvernement impérial de Napoléon III dut traiter de bien des sujets, mais qui connaît l’affaire du Flétan ? Certes il ne s’agit pas d’une grande affaire, mais elle est néanmoins territoriale et diplomatique.

Depuis 1861, les Américains venaient pêcher le Flétan dans les eaux françaises autour de Saint-Pierre avec la permission des autorités locales. Par contre, s’il leur arrivait de pêcher de la morue, ils devaient la donner aux pêcheurs français. Cette pratique dura un certain nombre d’années mais à partir de 1866 les pêcheurs de Saint-Pierre portèrent plainte contre les Américains accusant ces derniers de pêcher activement la …

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1862 – L’affaire de la goëlette la Créole

Nous l’avons vu dans la chronique précédente, les tensions entre pêcheurs américains et français pouvaient parfois déborder et les incidents pouvaient devenir violents. En 1862, une autre affaire fait déborder le vase. Le Consul américain fera part aux autorités de Washington de la plainte du capitaine Durieux, patron de la Créole suite aux actes survenus le 22 juillet sur le Banquereau.

Le rapport du capitaine Durieux repose encore une fois sur une affaire de lignes et de bouées volées. A cinq heures du matin, les lignes furent posées par son équipage, deux heures à peine plus tard un wary américain …

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1859 – L’affaire des 3000 morues.

Le 12 septembre 1859, l’Agence Commerciale des États-Unis à Saint-Pierre faisait part aux autorités de Washington d’un rapport accusant des pêcheurs américains d’actes inhumains sur les grands bancs de Terre-Neuve.

Le rapport, établi suite au naufrage du navire Harmonic de Fécamp, reprochait à plusieurs navires américains de non-assistance, et au capitaine du navire Essex d’avoir marchandé le sauvetage de l’équipage contre 3000 morues.

C’est donc le 6 septembre, que le Consul américain George Hughes reçut plusieurs copies des communications qui avaient eu lieues entre l’Ordonnateur et le Commandant des Iles Saint-Pierre et Miquelon. Le Comte de la Roncière avait dès

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